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TOC: Trouble obsessionnel compulsif en bref avec Dr Hasnaa CHEMSI

Le TOC est une maladie neuropsychiatrique importante avec un circuit cérébral anormal et un dysfonctionnement des neurotransmetteurs. Souvent méconnu, le TOC continue d’être une maladie cachée, avec en moyenne un décalage de 17 ans entre l’apparition des symptômes et le diagnostic suivi du traitement approprié.

C’est quoi réellement

Il s’agit d’obsessions, de pensées envahissantes générant peurs et angoisses, et des compulsions. Les adultes qui souffrent du TOC, sont conscients que leurs obsessions sont anormales et disproportionnées sans pouvoir les contrôler, et mettent en place un rituel et  des comportements compulsifs.

Exemples

  • La peur de la contamination
  • Les pensées agressives
  • Le besoin de symétrie et d’exactitude
  • Les peurs somatiques

Les personnes susceptibles de développer le TOC

Les femmes sont affectées à un taux légèrement plus élevé que les hommes à l’âge adulte, bien que les hommes sont plus souvent touchés dans l’enfance.

Chiffres

Prévalence  de 2-3% chez l’adulte (1% des enfants), Au Maroc  6,6% (enquête nationale sur les troubles mentaux).

Vivre avec…

La sévérité du TOC diffère fortement d’une personne à l’autre. Il peut avoir un impact négatif majeur sur le fonctionnement socioprofessionnel et familial.

  • Il est classé par l’OMS dans les 10 maladies les plus invalidantes (perte de revenus et diminution de la qualité de vie).
  • La prise en charge peut être médicamenteuse et psychothérapeutique :

Traitement

  • Le traitement médicamenteux est basé sur les antidépresseurs, avec  efficacité démontrée des antidépresseurs type ISRS dans le TOC, en cas d’échec ou d’intolérance des ISRS on utilise la Clomipramine  (Efficacité  chez les adultes et les enfants et sa supériorité sur les autres antidépresseurs) avec une durée initiale du traitement min de 1 à 2 ans.
  • Pour les psychothérapies, la TCC  est utile pour  réduire  les  symptômes  du  TOC, avec utilisation de techniques fondées sur l’exposition et la prévention de la réponse.
  • Il y a d’autres interventions psychologiques comme  ”acceptance and commitment therapy ”(ACT), les thérapies cognitives centrées sur les obsessions (CT), mindfulness training…

A retenir

La majorité des personnes qui se soignent s’améliore de façon importante, mais même traitée,  la maladie peut fluctuer, avec des moments plus difficiles, la rechute est possible.

L’accompagnement par un professionnel de la santé est fortement demandé.

 

Par  Dr Hasnâa CHEMSI                                                                              
Pédopsychiatre, psychothérapeute à Casablanca

hasnaa.chemsi@gmail.com